LUNETTES RAY-BAN
Née pour les pilotes de guerre, devenue l'icône d'Hollywood — la lunette la plus vendue au monde
Portrait de marque — Lunetterie américaine · Rochester (NY), depuis 1937
Ray-Ban n'a pas inventé la mode. Elle a inventé la lunette qui a rendu la mode possible — née d'un impératif militaire, devenue le seul accessoire qui traverse sans vieillir toutes les générations.
Ray-Ban signifie « bannir les rayons » (de l'anglais Banish Rays). La marque naît d'une commande militaire en 1937, quand l'US Army Air Corps cherche à protéger ses pilotes de l'éblouissement à haute altitude. Quatre-vingt-sept ans plus tard, elle reste la première marque de lunettes du monde.
L'histoire commence à Rochester en 1853, bien avant la marque, avec Bausch & Lomb — fondée par John Jacob Bausch, opticien allemand émigré, et son associé Henry Lomb. Le fabricant deviendra le plus influent du XXe siècle : fournisseur de l'armée américaine, pionnier des verres de contact, et créateur de Ray-Ban.
Sommaire
L'HISTOIRE — DE L'US AIR FORCE AUX ÉCRANS DE CINÉMA
1937 — une commande militaire devenue marque Le lieutenant John A. Macready demande à Bausch & Lomb des lunettes « protectrices, panoramiques et enveloppantes » pour les pilotes, sujets à l'éblouissement à haute altitude. Après trois ans de recherche, le verre RB3 — vert, filtrant UV et infrarouges — voit le jour en
Le 7 mai 1937, le brevet est déposé et la marque Ray-Ban est lancée.
1937 — l'Aviator Monture métallique fine, verres teardrop, double barre de nez : l'Aviator est immédiatement adoptée par l'US Army Air Corps. Elle sera perfectionnée pendant la guerre, avec des verres à teinte dégradée permettant aux pilotes de surveiller leur tableau de bord.
1944 — le moment fondateur Le général Douglas MacArthur débarque aux Philippines pour libérer l'archipel. Les photographes l'immortalisent ; sur toutes les images, ses Ray-Ban Aviator. Le commandant suprême du Pacifique devient, par association, le symbole de l'autorité et de la victoire américaine. La lunette militaire entre dans l'imaginaire collectif.
1952 — la Wayfarer, la rupture acétate Dessinée par Raymond Stegeman, la Wayfarer est la première monture Ray-Ban en acétate — une rupture radicale avec le métal. Forme trapézoïdale, rebord épais, silhouette futuriste pour l'époque, destinée au public civil. Hollywood s'en empare immédiatement.
1961 — James Dean et Audrey Hepburn James Dean porte la Wayfarer dans La Fureur de vivre (1955) : pour la première fois, des lunettes deviennent le symbole d'une attitude rebelle. Audrey Hepburn l'arbore dans Diamants sur canapé (1961) et y ajoute la grâce. Rebelle et élégante : cette dualité fait la longévité du modèle.
Années 1960 — la contre-culture Ray-Ban lance les Olympian, portées dans Easy Rider (1969) par Peter Fonda, film manifeste de la contre-culture. La Balorama sera immortalisée à l'écran par l'inspecteur Harry (Dirty Harry, 1971).
1986 — le cinéma comme machine Le film The Blues Brothers (1980) relance la Wayfarer. Ray-Ban signe en 1982 un contrat de placement produit de 50 000 dollars par an : la Wayfarer apparaît dans plus de 60 films et séries entre 1982 et
Le héros de Risky Business déclenche à lui seul 360 000 ventes dans l'année. En 1984, Michael Jackson porte l'Aviator aux Grammy Awards. En 1986, le pilote de Top Gun fait exploser les ventes de l'Aviator — boucle parfaite —, et Ray-Ban lance le Clubmaster, browline inspiré d'un style popularisé notamment par Malcolm X.
1999 — Luxottica et la renaissance Bausch & Lomb vend Ray-Ban à Luxottica pour 640 millions de dollars. La marque, en déclin, était bradée en station-service. Luxottica la retire des circuits discount, l'installe dans les grands magasins premium et refabrique les montures en Italie : le prix d'une Aviator passe de moins de 20 à 130 dollars en dix ans.
2021 — l'ère des lunettes connectées EssilorLuxottica (issu de la fusion Essilor-Luxottica en
LES MODÈLES — TROIS SILHOUETTES, TOUTE L'HISTOIRE
L'Aviator (1937) Monture métallique fine, verres teardrop, double barre de nez, verres G-15 (gris-vert, héritage direct du verre militaire RB3 de 1930). Le seul modèle de lunettes conçu pour des pilotes de guerre et toujours vendu, pratiquement inchangé, 87 ans plus tard. Top Gun: Maverick (2022) en a reconfirmé l'immortalité.
La Wayfarer (1952) Première monture acétate de la marque, forme trapézoïdale futuriste. Portée par James Dean, Audrey Hepburn, John Lennon, Andy Warhol et bien d'autres icônes ; présente dans plus de 60 films entre 1982 et
C'est la forme de lunettes la plus imitée au monde.
Le Clubmaster (1986) Construction hybride — acétate sur la partie supérieure, métal fin sur les verres — inspirée du style browline des années 1950-60. Troisième modèle le plus vendu de la marque dans les années 80, il incarne un style plus rétro et plus discret que l'Aviator ou la Wayfarer.
LES CODES EYEWEAR — CE QUI REND UNE RAY-BAN INIMITABLE
Le verre G-15, l'héritage militaire Le verre G-15 gris-vert descend directement du verre RB3 de 1930 : il réduit l'éblouissement sans déformer les couleurs. Gravé sur les Aviator depuis 1937, c'est l'élément de la marque qui a le moins changé en 87 ans.
Le logo RB et la gravure B&L Le logo RB est gravé sur le verre gauche de toutes les Ray-Ban contemporaines. Les modèles d'avant 1999 portent la gravure intérieure « B&L Ray-Ban USA » — le marquage Bausch & Lomb original, aujourd'hui recherché par les collectionneurs.
La double barre de nez de l'Aviator Présente sur le prototype de 1936 comme sur les Aviator actuelles, elle est l'un des codes visuels les plus reconnaissables de la lunetterie mondiale. Cette continuité formelle sur 87 ans est unique dans l'industrie.
La forme trapézoïdale de la Wayfarer Introduite en 1952, c'est la forme de lunettes la plus copiée au monde. La plupart des lunettes de soleil tendance des cinquante dernières années sont des variations sur la Wayfarer — sans jamais réussir à la détacher de son nom d'origine.
EssilorLuxottica, le groupe propriétaire Depuis la fusion de 2017, Ray-Ban appartient à EssilorLuxottica, premier groupe mondial du secteur de la vue : distribution mondiale, collections renouvelées, fabrication italienne contrôlée depuis 1999 et marketing global de grande envergure.
LA CLIENTÈLE — CEUX QUI PORTENT RAY-BAN
Ray-Ban est la seule marque dont la clientèle est littéralement tout le monde — mais chaque profil y trouve sa propre raison. L'Aviator n'attire pas le même client que le Clubmaster.
Le client de l'Aviator — autorité et américanité Il porte l'Aviator comme une lunette de présence, non de mode. Savoir qu'il porte le même modèle que les pilotes de l'US Air Force en 1944 lui plaît : c'est une posture, une assurance, une continuité historique.
Le porteur de Wayfarer — culture et irrévérence Il s'affilie à une lignée culturelle — James Dean, Audrey Hepburn, le cinéma des années
Il ne cherche pas à être reconnu comme porteur d'une marque, mais à revendiquer une attitude.
Le client du Clubmaster — intellectuel et discret Plus rétro, plus discret, il cherche une lunette qui « dit quelque chose » sans crier. Le browline, associé à des figures sérieuses et engagées, est la Ray-Ban de ceux qui savent ce qu'est le browline.
Le premier acheteur — la lunette universelle Ray-Ban est souvent la première marque premium qu'un client achète : reconnaissable sans être intimidante, accessible sans être bas de gamme. Pour l'opticien, c'est la marque qui ouvre la relation avant d'élever vers des références plus confidentielles.
LE SAVIEZ-VOUS — TROIS CHOSES À CONNAÎTRE
Un contrat de placement produit a mis la Wayfarer dans 60 films en cinq ans. Après le succès de The Blues Brothers en 1980, Ray-Ban signe en 1982 un contrat de placement produit à 50 000 dollars par an. Résultat : la Wayfarer apparaît dans plus de 60 productions entre 1982 et 1987 ; Risky Business (1983) déclenche 360 000 ventes dans l'année. L'un des placements produits les plus rentables de l'histoire du marketing.
Luxottica a multiplié le prix d'une Aviator par six sans changer le modèle. En 1999, Ray-Ban était soldée en station-service à moins de 20 dollars la paire. Luxottica retire la marque des circuits discount, la référence en boutiques premium et la refabrique en Italie. Dix ans plus tard, l'Aviator se vend 130 dollars — un repositionnement de marque parmi les plus documentés du luxe accessible.
Le verre G-15 de votre Aviator descend d'une spécification militaire de
Le verre gris-vert qui équipe la plupart des Aviator est l'héritier direct du verre RB3 mis au point par Bausch & Lomb en 1930, à la demande du lieutenant Macready, pour réduire l'éblouissement en altitude sans déformer les couleurs. Porter une Aviator G-15, c'est porter une technologie conçue il y a près d'un siècle pour la survie en combat aérien.
Les lunettes Ray-Ban sont disponibles à l'essayage chez See By Katia, votre opticien à Petit-Bourg.
Questions fréquentes
Réponses utiles sur le sujet
Quelle catégorie de verre Ray Ban est autorisée pour conduire de jour et de nuit ?
Au volant, seules les catégories 0 à 3 sont autorisées de jour, la catégorie 4 étant interdite pour la conduite. La nuit, aucun verre teinté n'est admis : il faut repasser à un verre clair, éventuellement doté d'un antireflet qui atténue les halos des phares. Sous la pluie, un verre polarisé réduit les reflets de la chaussée mais assombrit parfois les afficheurs numériques.
Quel solaire Ray Ban choisir pour la mer, la montagne ou un climat très chaud ?
Une catégorie 3 convient à la mer et à la moyenne montagne, tandis que la neige en altitude appelle une catégorie 4, réservée aux usages hors conduite. Les formes enveloppantes limitent la lumière parasite arrivant par les côtés, un vrai plus sur l'eau. Pour comparer les teintes en conditions réelles, l'équipe de See By Katia vous les fait essayer à la lumière du jour, à Petit-Bourg.
Comment nettoyer des lunettes Ray Ban après une journée à la plage ?
Rincez la monture et les verres à l'eau douce avant tout essuyage : le sable resté en surface raye instantanément dès qu'on frotte. Séchez ensuite au chiffon microfibre propre, jamais avec un tee-shirt ou une serviette. La crème solaire déposée sur les plaquettes et les branches se retire à l'eau tiède savonneuse, faute de quoi elle attaque les traitements et les finitions.





