Moscot : un siècle de lunettes new-yorkaises
Du Lower East Side au monde entier — la saga d'une maison familiale indépendante depuis 1915
Portrait de marque — Lunetterie new-yorkaise indépendante
Peu de marques peuvent revendiquer un tel héritage : depuis plus d'un siècle, Moscot fabrique des lunettes au cœur de New York, transmises de génération en génération. Une institution familiale, où chaque monture porte une part de l'histoire de la ville.
Née d'une charrette ambulante sur le pavé du Lower East Side, Moscot est devenue l'une des plus anciennes maisons de lunetterie encore en activité au monde — et l'une des plus désirables. Une histoire d'artisanat, de famille et de style intemporel.
Sommaire
L'histoire
1915 — du rêve américain à la première boutique
L'aventure commence en 1899, lorsque Hyman Moscot, immigré venu d'Europe de l'Est, débarque à Ellis Island. Il vend d'abord des lunettes prêtes à porter depuis une charrette en bois, sur Orchard Street, au cœur du Lower East Side bouillonnant. En 1915, il ouvre sa première boutique : Moscot est née.
Une saga familiale sur cinq générations
De père en fils, la maison reste familiale et indépendante. Sol Moscot s'impose comme l'un des premiers opticiens de New York, suivi de Joel, puis du Dr Harvey Moscot, docteur en optométrie et dirigeant de la maison, et enfin de Zack Moscot, designer de formation, qui incarne la cinquième génération. Une continuité rare, gage d'un savoir-faire transmis et préservé.
D'une échoppe à une marque mondiale
Restée plus de huit décennies au même angle du Lower East Side, la maison rayonne aujourd'hui dans le monde entier, de New York à Tokyo, tout en gardant l'âme de ses origines : la charrette jaune et l'esprit d'un quartier. Moscot demeure détenue par la famille fondatrice.
Des modèles devenus iconiques
Moscot a donné naissance à des montures cultes. La Lemtosh, reconnaissable à son pont en « trou de serrure » et à sa forme ronde, est devenue la signature de la maison. La Miltzen, autre rond emblématique, complète ce répertoire. Les collections s'organisent entre les Originals, inspirées du design des années 1930 à 1960, et les Spirit, qui marient l'ADN de la marque à une touche contemporaine.
Les codes eyewear
Un style rétro intemporel. Inspiré des lunettes new-yorkaises des années 1930 à 1970, à la fois vintage et moderne.
Le pont « trou de serrure ». Détail signature de la Lemtosh, immédiatement reconnaissable.
Un artisanat soigné. Une exigence de qualité et d'attention au détail héritée de plus d'un siècle de métier.
Des formes affirmées. Rondes, carrées, à la fois caractérielles et faciles à porter au quotidien.
Une âme new-yorkaise. Chaque monture porte l'esprit du Lower East Side et l'histoire de la ville.
La clientèle
Moscot séduit les amateurs d'authenticité et de pièces à histoire : créatifs, esthètes et amoureux du style vintage, sensibles à l'idée de porter une monture héritée d'un siècle de savoir-faire. Au fil des décennies, ses lunettes ont été portées par des figures marquantes de l'art et de la musique, comme Andy Warhol ou John Lennon, et plus récemment popularisées au cinéma. Le porteur de Moscot achète une marque de caractère, loin des standards des grands groupes.
Le saviez-vous ?
Un nom né à Ellis Island. C'est, dit-on, à son arrivée aux États-Unis que le patronyme du fondateur fut raccourci en « Moscot » — un nom devenu, un siècle plus tard, une marque connue dans le monde entier.
Parmi les plus anciennes au monde. Fondée en 1915, Moscot figure parmi les plus anciennes entreprises de lunetterie encore en activité — et l'une des plus anciennes affaires familiales de New York.
La Lemtosh, une icône tardive. Le modèle le plus célèbre de la maison n'est pourtant pas l'un des plus anciens : devenu culte, il est aujourd'hui synonyme du nom Moscot.
Les lunettes Moscot sont disponibles à l'essayage chez Eur'Optic, votre opticien à Saint Denis de la Réunion.
Questions fréquentes
Réponses utiles sur le sujet
Une monture ronde Moscot est-elle adaptée à un usage bureautique sur deux écrans ?
Une face ronde convient au travail sur écran tant que la hauteur de verre reste suffisante pour recevoir une dégressivité de puissance. Les petits calibres ronds raccourcissent la zone intermédiaire et obligent à relever le menton devant un grand moniteur. Un verre de proximité associé à un antireflet filtrant une partie de la lumière bleu-violet réduit la fatigue en fin de journée, surtout sous éclairage artificiel.
Quelle catégorie de verre solaire Moscot choisir pour la mer ou la haute montagne ?
Une catégorie 3, de préférence polarisée, répond à l'essentiel des usages en bord de mer, tandis que la haute montagne enneigée justifie une catégorie 4. Les faces rondes et les branches fines laissent passer de la lumière sur les côtés : un calibre généreux atténue nettement ce défaut. L'acétate, lui, supporte mal les longues expositions derrière une vitre chaude. Pour trancher, Eur'Optic fait comparer les catégories en lumière naturelle à Saint Denis de la Réunion.
Peut-on monter des verres progressifs sur un solaire Moscot ?
Oui, les solaires Moscot acceptent les verres progressifs, leur galbe restant modéré et leur hauteur de face généralement confortable. Les modèles ronds de petit calibre raccourcissent toutefois le couloir de progression et rendent la zone de vision de près plus étroite ; un calibre plus large facilite l'adaptation. Le pont creusé en forme de serrure impose un centrage attentif, car il déplace le repère visuel du regard.



